Le Blogue de Lucie Renaud | Haydn et Mozart : amis unis, même par-delà la mort

La Symphonie no 98, dernière de la série de six écrites lors du premier séjour de Haydn à Londres, n’a pu que surprendre les auditeurs de la capitale britannique  par son orchestration. Chez Haydn – comme chez Beethoven, qui admirait tout particulièrement cette symphonie et qui en acheta le manuscrit autographe après la mort de son aîné –, le développement d’un simple motif peut prendre des proportions remarquables.

Cette symphonie sera la première œuvre d’envergure commise par Haydn après l’annonce du décès subit de Mozart. Le réputé musicologue et compositeur Donald Tovey fut, le premier, à avancer que l’Adagio était le discret mais nécessaire requiem écrit par Haydn à la mémoire d’un ami cher. Il comprend une subtile citation, délicatement ornementée, tirée de la « Jupiter ».

« Je regrette seulement d’être privé du grand Mozart. Il faudra plus d’un siècle pour que se retrouve un talent de cette envergure », écrivait Haydn quelques semaines auparavant à Marianne de Genziger.

Vous pouvez comparer par vous-mêmes les deux mouvements ici :
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Extrait : Mozart

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Extrait : Haydn




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