Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
En 1775, sur une courte période de huit mois, Mozart complète quatre de ses cinq concertos pour violon. (Le premier aurait été composé de 1773.) Il occupe alors le poste de premier violon solo de l’orchestre de la cour de Salzbourg, au service de l’archevêque Colloredo, et ces pages pourraient bien avoir été conçues pour son propre usage ou encore celui d’Antonio Brunetti, son premier assistant.
Le deuxième de ces concertos, complété le 14 juin 1775, tributaire des œuvres du baroque tardif – notamment celles de Tartini –, déborde de mélodies contagieuses et tente d’établir un délicat équilibre entre traits virtuoses et développement de matériel thématique, Mozart offrant au soliste un petit orchestre attentif, qui soutient ses filigranes. Le premier mouvement, noble et raffiné, propose un jeu de textures qui juxtapose passages à l’unisson et sections tantôt effervescentes, tantôt presque folkloriques. Le deuxième se veut une exploration des possibilités poétiques de l’instrument et rappelle certaines arias composées à la même époque, particulièrement « L’amerò sarò costante » d’Il Rè pastore. Le finale, un rondo, oscille entre majeur et mineur, lumière et ombre, nous permettant d’entrevoir les infinies ramifications de son génie créateur.
Des débuts montréalais attendus pour Dmitry Sinkovsky
En 2003, s’est joint à l’ensemble Musica Petropolitana et a cofondé Pratum Integrum, ensemble spécialisé dans la musique russe ancienne, tout en poursuivant une carrière solo florissante. Plusieurs de ses disques ont été encensés par des revues spécialisées et son vaste répertoire s’étend des compositeurs italiens des 16e et 17e siècles jusqu’aux concertos de Mendelssohn et de Brahms.
Conférencière pour les concerts Grandiose & majestueux Mozart !

Le voilà dans la Sonate « Le tombeau » de Leclair.