« Au sujet de bien des choses dans le monde, rien n’a besoin d’être dit – par exemple, quand on considère la Symphonie en do majeur avec fugue de Mozart, la plupart des écrits de Shakespeare et quelques œuvres de Beethoven. » (Robert Schumann)
Le premier mouvement s’ouvre sur une opposition entre héroïsme et sérénité. Après avoir capté notre attention, Mozart s’arrête, puis reprend le thème, cette fois avec plus de retenue, les bois commentant avec finesse l’énoncé avant de céder la place à une mélodie enjouée. Le troisième motif, digne d’un opéra bouffe, tiré de l’aria « Un bacio di mano » (Un baisemain), servira au développement. Le mouvement lent nous offre un moment de grande intimité, les bois y soutenant les cordes, jouées avec sourdine. Quand Haydn apprendra le décès de son jeune ami, quelques années plus tard, il intègrera à sa Symphonie no 98 un thème semblable, discret et ultime hommage au génie trop tôt disparu.
Le menuet se veut un intermède tout en légèreté, mais sous ses apparents dehors galants, des chromatismes alourdissent l’atmosphère.
Construit sur des motifs courts, qui s’imbriquent magistralement les uns dans les autres au cœur même d’une ample structure, le finale déborde d’énergie et de virtuosité. Dans l’éblouissante coda, Mozart juxtapose les cinq motifs pour les unir en un fugato à cinq voix d’une perfection qui n’a rien à envier à Bach.
du blog le Clavier bien tempéré
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Prochainnement sur le blogue :
Wolfgang Amadeus Mozart | Concerto pour violon en ré majeur« Turc »
Joseph Haydn | Sinfonia concertante en si bémol majeur